Welcome to Phoenix Ancient Art

Media

Brussels Antiques and Fine Arts Fair

A la galerie Phoenix, c’est un voyage dans l’art grec et gréco-romain qui est offert, avec un casque apulo-corinthien dans un remarquable était de conservation, et une délicate tête d’enfant  en marbre, qui pourrait figurer Eros. Située à Genève et à New York, cette galerie ne se dit pas encore touchée par la crise, car elle propose une marchandise plus imperméable aux fluctuations- Dans les deux ou trois ans à venir, l’archéologie gréco-romaine pourrait même représenter une niche d’investissement particulièrement intéressante… Et pour les collectionneurs qui ne sont pas millionnaires, certaines œuvres débutent à partir 5000 euros.”

Marie Maertens, “Arts d’Afrique, d’Asie et de l’Antiquité - Une sélection d’œuvres exceptionnelles,” Le Journal Des Arts

 

 

Arts d’Afrique, d’Asie et de la Grèce antique ont toujours la cote à la foire. Et pour cause : les marchands ont choisi cette année encore les pièces d’exception. Ici, comme dans d’autres secteurs non spéculatifs, les œuvres chères mais de grande qualité trouvent toujours acquéreurs.

 

L’Afrique
Ainsi, Didier Claes a sélectionné pour la foire une douzaine de sculptures, dont un chien à clous Bakongo, provenant du Zaïre et qui servait d’intermédiaire avec les esprits. Chaque clou était enfoncé pour renfermer le mal. Le chien était choisi car cet animal est le compagnon de l’homme, il le protège. Cette œuvre a fait partie de la collection de Walter Bareiss, un industriel allemand qui a créé à Munich une fondation pour sa collection d’art moderne. Ses pièces africaines comme cette statue pré-Bembe n’ont pas eu le temps d’y entrer avant son décès et ses héritiers ont préféré les vendre, pour le plus grand bonheur des collectionneurs.
Pierre Dartevelle a orienté ses recherches vers la tribu des Songye située en Afrique centrale. Cette tribu se différencie de ses voisines en étant la seule à honorer les reines, dont l’antiquaire présente une statue. De la même tribu provient une statue Yamtambwe, récoltée par le premier gouverneur de la province, qui la rapporta en Belgique en 1920. Ces figures étaient protectrices des villages et devaient paraître effrayantes. Pour renforcer son pouvoir visuel, le visage de celle-ci a été recouvert de cuivre. Entourées des nimbes de la superstition et de la magie, elles ont été interdites puis confisquées par l’administration coloniale, ce qui a permis leur exportation…

 

L’Asie
Du côté de l’Asie, la galerie Artcade fait découvrir des objets des steppes mongoles. Dès le VIIème siècle, avec la dynastie Tang, a été élaboré un art de l’orfèvrerie qui sera repris par les Liao, aux XIIèmes et XIIIèmes siècles. Très raffinés, ces bols, couronnes et ceintures d’or et d’argent étaient souvent gravés à l’effigie d’animaux des steppes, tels les cerfs ou les tigres. Le marchand Bertrand de Lavergne a aussi vu les choses en grand avec un ensemble de 40 pièces de la famille verte de l’époque Kangxi, soit l’un des plus vastes connu en Europe. Plus discrète, mais tout aussi admirable : une théière qui provient du service dit de Madame de Pompadour. Réalisée vers 1740 en Chine, elle est emblématique des créations « dans le goût de l’Occident ». Pour l’anecdote, ce service représentant des poissons aurait été commandé par les ennemis de la maîtresse du Roi afin de rappeler son nom de jeune fille : Poisson.
Nouvel exposant, le galeriste Christophe Hioco s’est lancé dans l’aventure de l’art au début des années 2000, après avoir travaillé dans le monde de la banque. Spécialisé dans l’Asie du Sud-Est, l’Inde et le Vietnam, il met en avant le fait d’être avant tout un collectionneur et de n’acheter que des pièces qu’il aimerait lui-même posséder. Il fait aussi appel aux dernières méthodes scientifiques pour dater au plus près ses œuvres.  Une analyse courante pour les musées, mais moins utilisée par les antiquaires. L’esthète monsieur Ikeda, de la galerie Tanakaya, se réfugie pour sa part dans le monde du théâtre Nô, à travers un ensemble de masques datant du XVIIIème siècle. Intarissable sur le sujet, il est capable d’en décrire toutes les subtilités et de plonger n’importe quel visiteur dans cette atmosphère de fantaisie.

 

La Grèce antique
A la galerie Phoenix, c’est un voyage dans l’art grec et gréco-romain qui est offert, avec un casque apulo-corinthien dans un remarquable était de conservation, et une délicate tête d’enfant  en marbre, qui pourrait figurer Eros. Située à Genève et à New York, cette galerie ne se dit pas encore touchée par la crise, car elle propose une marchandise plus imperméable aux fluctuations- Dans les deux ou trois ans à venir, l’archéologie gréco-romaine pourrait même représenter une niche d’investissement particulièrement intéressante… Et pour les collectionneurs qui ne sont pas millionnaires, certaines œuvres débutent à partir 5000 euros.

 

 

journaldesarts 

Copyright: Phoenix Ancient Art. All rights reserved