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De la Mésopotamie au Monde Byzantin, la galerie Phoenix fête ses 10 ans"L'actuelle présentation propose ainsi la Grèce ou Rome au rez-de-chaussée tandis que les civilisations orientales se retrouent au sous-sol", explique C. Michael Hedqvist. Il faut dire que la grande cave convient on ne peut mieux à la nuit des temps. Nous sommes ici souvent au néolithique, entre les îles égéennes, l'Anatolie et les Balkans. "La petite idole trapuie que vous voyez là avec ses hanches larges, date ainsi d'environ 4000 av. J.-C."
Aussi somptueux qu'il est possible, cet accrochage non thématique brasse donc les millénaires. Il faut avoir le pied solide pour se retrouver au millieu de tant de civilisations, qui vont du syro-hittite au proto-sumérien. L'exposition s'adresse-t-elle du coup à un public cultivé ? Oui, mais pas seulement. Il faut parfois se laisser aller. "Même chez certains collectionneurs, la forme l'emporte de nos jours sur le fond."
Venant deux mois à peine après le stand de luxe que Phoenix Ancient Art proposait sous la voûte du Grand Palais au Salon des collectionneurs, cette présentation sera suivie début décembre d'une troisième. La galerie new-yorkaise des deux frères Aboutaam rouvrira en effet ses portes le 6 avec Quatre siècles de portraits romains. Le défilé s'annonce tout aussi somptueux. On peut déjà cliquer sur le site, fort bien fait, de la maison.”
Etienne Dumont, Tribune de Geneve


DE LA MESOPOTAMIE AU MONDE BYZANTIN
Au rez-de-chaussée, la déesse a beau avoir perdu sa tête de bronze. Cette Athéna à patine verte des dernières années hellénistiques n'en fixe pas moins le visiteur. Un visiteur qui l'aura découverte, séduit, entre quelques objets égyptiens chez Phoenix Ancient Art dans la Veille-Ville.
Cela fait déjà dix ans que cette galerie hors normes a pignon sur la rue Verdaine, où elle occupe trois étages peints en gris sombre afin de mieux mettre en valeur les oeuvres. Dix ans qu'elle présente des objets, presque toujours exceptionnels, qui attiirent forcément la curiosité par un petit 'plus'. Si les cultures classiques gardent bien sûr leur place ici, il y a ainsi des échappées vers Babylone, Palmyre ou Byzance, Bref. Des noms qui font rêver.
"L'actuelle présentation propose ainsi la Grèce ou Rome au rez-de-chaussée tandis que les civilisations orientales se retrouent au sous-sol", explique C. Michael Hedqvist. Il faut dire que la grande cave convient on ne peut mieux à la nuit des temps. Nous sommes ici souvent au néolithique, entre les îles égéennes, l'Anatolie et les Balkans. "La petite idole trapuie que vous voyez là avec ses hanches larges, date ainsi d'environ 4000 av. J.-C."
Aussi somptueux qu'il est possible, cet accrochage non thématique brasse donc les millénaires. Il faut avoir le pied solide pour se retrouver au millieu de tant de civilisations, qui vont du syro-hittite au proto-sumérien. L'exposition s'adresse-t-elle du coup à un public cultivé ? Oui, mais pas seulement. Il faut parfois se laisser aller. "Même chez certains collectionneurs, la forme l'emporte de nos jours sur le fond."
Venant deux mois à peine après le stand de luxe que Phoenix Ancient Art proposait sous la voûte du Grand Palais au Salon des collectionneurs, cette présentation sera suivie début décembre d'une troisième. La galerie new-yorkaise des deux frères Aboutaam rouvrira en effet ses portes le 6 avec Quatre siècles de portraits romains. Le défilé s'annonce tout aussi somptueux. On peut déjà cliquer sur le site, fort bien fait, de la maison.
